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日志


Quelles sont tes armes ?

Mes armes… Bonne question. Il m’est plus facile d’énumérer mes défauts que mes qualités !!!! Je vais quand même essayer.

 

1.Quelles sont tes armes ?

  1. Adaptabilité : oui, je peux être un caméléon dans presque toutes les situations. Cela résulte de mon enfance, de mon éducation et de la perception que j’ai du monde qui m’entoure. Je m’adapte à mon entourage, dans ma vie professionnelle en tant que polyvalente, dans les situations de la vie. Parfois, je me dis même que dans cette dernière hypothèse, je peux être à la limite de la lâcheté, du retournement de veste. Alors que ce n’est pas dans mon tempérament ni dans mon éthique.
  2. Altruiste : je cherche et je recherche toujours l’intérêt de l’autre. Au dépend de moi. Je crois avoir compris que ce n’est pas de la générosité et donc, je ne sais pas encore vraiment ce que c’est. A moins que ma troisième arme y réponde…
  3. Orgueil : J’ai compris que j’en avais beaucoup, il y a peu ! Oui, j’ai de l’orgueil. Cela me donne parfois des sursauts d’énergie mais cela m’empêche surtout de demander de l’aide à autrui. Cela s’imbrique vraiment avec l’altruisme : il faut que j’aide, pas que je sois un poids pour l’autre. C’est… viscéral.
  4. Humilité : paradoxalement ou bien toujours dans la continuité, j’essaye de museler l’altruisme et l’orgueil par l’humilité. Ce n’est pas une humilité feinte, elle est réelle parce que sinon, je ne supporterai pas le regard des autres si jamais mon altruisme et mon orgueil étaient trop négatifs.
  5. Gentillesse : j’essaye de l’être.  Dans chaque action que j’entreprends. Tout en essayant de ne pas me faire manger toute crûe par ce trait de caractère !

 En me relisant, je constate que mes armes peuvent être aussi… mes défauts. Mais c’est bien de cela qu’il s’agit. Mes armes sont à la fois mes qualités et mes défauts. Je n’ai jamais vraiment su faire la différence entre les deux. Je pense que mon éducation et ma morale judéo-chrétienne en sont la cause. Qui suis-je pour avoir des qualités ? Tu es bien meilleure que moi.

Je suis dans un cercle vicieux. Chaque qualité peut se retourner en défaut culpabilisant. Et chaque défaut peut me valoriser. Aux yeux des autres. Peut-être aux miens aussi.

Bref, je suis en pleine confusion. Mais qui suis-je donc ?

Bisous

Cleo

Suis-je assez prête pour le monde de l'eau ?

Bonsoir,

 

Suis-je assez prête pour entamer un nouveau monde dans le jeu du Tao ? C'est la question que je me pose.

 

Bisous

Cleo

Mon engagement suite à l’oracle

Je viens vous dire que j'ai respecté mon engagement : celui de parler à mes proches de ma reprise d"études avant la fin de cette semaine. Je devrai en être fière mais …

Autant je me suis obligée à faire cet engagement devant vous dans le cadre de ma quête, autant le mettre en pratique a été plus naturel, après une petite période de stress. Effectivement, j'aurai préféré garder ce fait pour moi. Le vivre pour moi car je fonctionne un peu comme Lili, j'aime bien faire les choses de façon cachée ; cependant la raison en est différente : c'est pour ne pas à avoir à me justifier. Mais le but de ma quête est au contraire que j'expose ce que je fais : que je m'affirme, que je m'assume.

Tout cela est donc positif, me direz-vous. Cette fois-ci, j'ai réussi à m'affirmer. Mais pas à m'assumer. J'ai « entendu » la surprise de mes proches... malheureusement, c'était plutôt du côté de « mais quelle drôle d'idée ? Pourquoi faire ? ». Du coup, je me sens comme… stoppée dans mon élan. Comme si on avait retiré sous mes pieds une marche. Ce n’est pas facile d’exprimer ce que je ressens. Je suis soulagée car j’ai pu le dire et que les réactions n’ont pas été violentes comme je le craignais (encore qu’il y ait 2 phases de réaction chez mes proches : l’annonce et la riposte, comme je l’appelle) et en même temps un peu soufflée par les premières réactions. Vous allez me dire que je ne sais pas ce que je veux… C’est exactement ça !!! Mdr !

Bref. Je vais me concentrer que le côté positif de cette action :

1.       Je l’ai dit : je me suis donc affirmée

2.       Je suis toujours vivante

3.       Quelque soient les réactions, je n’ai pas l’intention d’abandonner

 La conclusion de ce monde est que finalement j’avance dans mon affirmation de moi-même, j’apprends à me connaître et à faire des choses pour moi. Je prends conscience qu’il m’est difficile de m’assumer tant aux regards des autres qu’au mien et que c’est sans doute là que je vais devoir me combattre le plus. Mais en tout cas, et l’essentiel pour moi est là, j’essaye de le faire et je n’abandonne pas. Je n’abandonnerai pas.

 Merci à toutes pour votre aide et votre écoute : vous remplacez chaque marche manquante ou enlevée de mon escalier virtuel qui m’emmène vers mon but !

 Bisous

Cleo.

Oracle

Je bloque vraiment sur la question de l’engagement de l’oracle. Je ne sais pas quoi vous dire, j’ai un peu honte de ma lâcheté… C’est pourtant là un point crucial de ma quête : m’assumer pour m’affirmer. Et bien, ce n’est pas gagné ! Si je continue ainsi, je vais être dans l’obligation de le dire à mes proches mais pas par choix : parce que je serai bloquée par mon indisponibilité et qu’ils me demanderont ce que je fais. Comme je ne pourrai pas mentir… Mais ce n’est pas ça, s’assumer ni s’affirmer. Pourquoi est-ce que cela m’est tellement difficile ? J’ai une peur bleue des commentaires que je perçois comme des jugements ; parfois même comme de l’agression… Du coup, je réagis de deux façons différentes : soit je ne dis pas ce que je fais et je me cache, soit je me mets en colère. Il faut que je passe ce cap pour poursuivre ma quête…

Bon, je reprends. Mon oracle me dit :

61- Le juste milieu : je suis dans mon bon droit et je dois apprendre à faire confiance.

59- Dénoue : je ne dois pas me laisser emporter, rassembler mes forces et suivre mes valeurs.

 

D’accord. Jusque là, tout va bien. Il me reste à appliquer ces conseils.

Donc, mon engagement est le suivant : d’ici la fin de la semaine prochaine, j’aurai téléphoné à mes proches pour leur dire que j’ai repris des études.

Il est temps que j’apprenne à dire les choses. Il est temps que j’apprenne que les opinions et les commentaires ne sont que cela, qu’ils n’ont pas à avoir une telle emprise sur moi : je ne dois plus leur donner la puissance de régir ma vie (étant entendu que probablement ils n’ont pas cette fonction première et que c’est moi-même que les détourne pour mes les imposer). Que ce ne sont ni des jugements ni des commandements. Et que quand bien même ils en seraient, la seule opinion et le seul jugement valables pour conduire ma vie maintenant, ce sont les miens. Le reste ne doit rester que des conseils et un accompagnement dans ma vie.

 

Bisous

Cleo

Qu'as-tu appris dans le monde de la Terre ?

Sans doute beaucoup de choses, notamment grâce à vous, mes tao-amies. 

 

8.Qu’as-tu appris dans le monde de la TERRE ?

Que cherches-tu ?

Je cherche à être moi à mes yeux et à le dire au monde qui m’entoure : Je cherche à m’assumer pour m’affirmer.

 

Comment est né ton désir ?

Il est né d’une souffrance, celle d’être constamment écartelée entre ce que je suis et ce que je dois être ou pense que je dois être.

 

Pourquoi le demander maintenant ?

Des évènements de ma vie font que je sens que c’est maintenant le bon moment.

 

Imagine ta quête accomplie

Je me sentirai à ma place, dans ma tête, dans ma vie et auprès des autres.

 

Qu'est ce que cela t'apporterait ?

De la sérénité, une grande force intérieure pour affronter les aléas de la vie, grands ou petits.

 

Qu'est que cela apporterait aux autres ?

De la joie sans doute et un équilibre, un vrai échange dans nos rapports.

 

 As-tu vu des signes reliés à ta quête ?

J’ai reçu des signes plus que j’en ai vu….

 

ORACLE

 

61 – LE JUSTE MILIEU

La situation : Tu as la force de la juste place. Le cœur vide de préjugés, on va sans crainte à la rencontre de l’autre.


Le conseil : Evite les sanctions irrémédiables. Sache faire confiance et pardonner.

Commentaires : Une force invincible due à l’assurance d’être à sa place dans la continuité. Assurance qui permet d’apaiser les querelles les plus vives et d’établir des rapports sincères.

 

Trait mutable : Un 9 au début : La préparation est bon signe. N’en rajoute pas.

 

C'est vrai, je me sens dans mon bon droit dans une partie de ma quête : celle de me chercher et de vivre pour moi. C'est ce que mes actions ont démontrées jusqu'ici : je me lance et entreprends parce que je me sens dans mon bon droit.  Et pour l’instant, cela marche. Je suis devenue étudiante et je suis heureuse de faire des choses dont j’ai envie. Mais j'ai un doute, est ce que cela va continuer ? Quant à la seconde partie, celle de m'assumer, je l'ai un peu mise de côté. Sciemment et inconsciemment. Parce que j'ai peur de faire bouger les choses. 

 

L’engagement
Quoi ? : Il faut que je le dise à mes proches. Je dois leur donner le droit de faire partie de ma vie si je veux vraiment instaurer un vrai équilibre et un échange dans nos rapports.

Où ? : Je ne sais pas. Chacun leur tour, je pense. Surtout pas tout le monde à la fois. Juste pour être sûre d’être assez forte pour encaisser les choses… dont j’ai peur qu’elles me fassent mal…

Quand ? : Heu… pas tout de suite… si ?

Comment ? : Je n'en sais rien non plus...

Trait mutable : Un 9 au début : La préparation est bon signe. N’en rajoute pas.

 

59 – DENOUE

La situation : Un flux torrentiel emporte tout ce qui était figé. On perd ses repères mais aussi ses rigidités.

Le conseil : Ne te laisse pas emporter. Rassemble tes forces. Suis tes valeurs les plus hautes. Institue un temple à tes ancêtres.

Commentaires : Les repères disparaissent au profit d’une nouvelle donne. La glace qui fond fluidifie ce que le gel avait rigidifié. La crue emporte tout sur son passage et redonne de la mobilité à ce qu’on croyait définitivement fixe.

 

Ce commentaire est trop fort ! Il exprime exactement ce qu’il se passe dans ma vie depuis quelque temps. La seule chose, c’est que ce qu’il exprime est positif comme « après la pluie vient le beau temps ». Une chose sera remplacée par une autre, elle doit être remplacée. C’est le cycle de la vie. Oui mais moi, j’ai peur de la brûlure du soleil… ou que la crue déforme tellement mon paysage que je ne reconnaîtrais plus rien et que je serai perdue et seule.

 

L’engagement
Quoi ? :

Où ? :

Quand ? :

Comment ? :

Je crois que j’ai besoin de votre aide, à ce niveau là. Je ne sais que répondre à cet engagement et je ne comprends pas toute la portée du conseil… Prendre son temps, réfléchir, suivre progressivement mais sûrement la ligne directrice que l’on s’est donné, ça j’ai compris et je l’ai d’ailleurs appliqué dans ma quête et aussi à l’extérieur : au lieu de me lancer tête baissée dans de nombreux cours, j’ai choisi l’option d’assurer les cours obligatoires de façon à me donner toutes les chances pour réussir.

 

Bisous

Cleo.

 

Ma quête avance sans moi !!!!

Bonjour à toutes !!!

Ce matin, je me suis réveillée en me faisant cette réflexion : ma quête avance plus vite que moi... C'est possible, ça ???

Je vous ai déjà parlé de mes envies et projets que j'avais toujours laissé de côté faute de temps, d'énergie... faute de tout ! Et aussi de mes démarches entreprises... qui aboutissent.

Aujourd'hui, c'est une étudiante qui vous parle. Je me suis inscrite dans une faculté pour entreprendre un cursus qui m'intéresse. Il ne m'apportera rien professionnellement parlant mais ce sont des études qui m'intéressent ! Et je suis vraiment très contente !

J'ai un peu de mal à le réaliser car c'est arrivé presque du jour au lendemain et que je viens d'être prévenue que les cours commencent... demain !

Le hic, le très gros hic : personne n'est au courant. A part vous maintenant.

C'est ce qui me fait dire que ma quête avance sans moi. Une partie de celle-ci vient vraiment d'avoir des bases solides : je m'écoute. Et je fais en sorte de ne plus brider mes envies. La preuve !  Par contre, pourquoi n'en ai-je parlé à personne ? Ce n'est pas vraiment s'assumer...

Bref, aujourd'hui j'ai vraiment le sentiment d'être heureuse, d'être moi. Incroyable parce que ce sentiment a débuté quasiment le 8 septembre dernier et ne s'est toujours pas atténué.

Je pense donc que je tiens le bon bout sur la question de "m'accepter" MAIS sur la question de "m’assumer", j'en suis encore très loin... très très loin !!!

Tout cela pour vous dire que je suis partagée entre l'exaltation et l'angoisse : celle d'assumer maintenant mes choix. Celle de devoir expliquer pourquoi je n'ai rien dit à personne. Celle qui va me mettre en face de la peine de ceux qui vont me dire "pourquoi n'as-tu pas assez confiance en moi pour me faire partager tes recherches, pour ne pas me dire ce que tu fais ?"

Bisous

Cleo.

Hommage

Aujourd'hui, je n'ai rien à écrire à propos de ma quête.
 
Je voudrais juste rendre hommage à mon ancien chef de travail et ami, Pierre, décédé hier d'une crire cardiaque à son bureau.
 
 
Pierre, je pense à toi. Puisses-tu être bien là où que tu sois aujourd'hui.
 
 
Bisous
 
Cleo.

As-tu vu des signes reliés à ta quête ?

Question vraiment difficile pour moi, trop abstraite je crois. Quels signes ? Les signes passés ? Les signes présents ? Des petits riens ? Les grands bouleversements, ça je les vois mais le reste…

7.As-tu vu des signes reliés à ta quête ?

Ma quête est présente au fond de moi depuis très longtemps. Je la mûris depuis des années. Comme la plupart d’entre nous, je crois.

 Signes passés :

1.      J’ai traversé une grave crise avec ma grand-mère en 2004. Crise qui nous a conduites au bord de la rupture. L’irréparable en fait. J’ai passé une année à vivre sans elle, une année où je me suis installée seule dans mon studio. Jusqu’à ce qu’on se retrouve. Que l’on se retrouve vraiment, avant son décès en 2005. Dieu merci !! Jusqu’à aujourd’hui, j’étais à la fois en colère contre elle à cause de cette crise et tellement heureuse qu’on se soit retrouvée avant…l’absence. Et si c’était simplement un signe pour que je me détache, pour que j’apprenne à vivre ma vie ? Comme les prémisses d’une nouvelle vie que je devrai appréhender sans mes repères ?

Mais en tout cas, cela m’a fait mal et j’ai toujours mal… M’en remettrais-je jamais un jour ? Bref. Ce n’est pas le propos.

 

 2.      En juin 2005, ma meilleure amie m’a offert le livre jeu du Tao, concept qui m’a tout de suite attirée. Incroyable comment elle me connaît bien et combien elle m’aime. Je crois qu’elle avait compris avant moi que je devais me libérer, entreprendre un travail de réflexion pour me trouver. Elle aurait simplement voulu le faire avec moi, je pense… Mais je ne dois pas encore être prête.

 

Signes présents :

3.      Août 2006 : j’ai pu me ressourcer chez mon père. 2 ans que je n’avais pas eu de vacances…  et plus vraiment autre chose à faire qu’à m’occuper l’esprit à ce moment-là, tout ce qui m’incombait avait été fait. J’ai commencé à entreprendre des recherches pour moi, sur des domaines et envies divers et variés. Juste un amas d’informations et de contacts… mais qui aboutissent aujourd’hui. Comme si j’avais posé inconsciemment les jalons pour ce que je suis en train d’accomplir maintenant.

 

4.      Septembre 2006 : je n’ai aucune idée de comment j’en suis venue à feuilleter à nouveau le livre du Tao et à m’inscrire sur le blog du Tao. Il était là, sous mes yeux. C'est tout. Faut dire que ce n'est pas grand chez moi ! Toujours est-il que j’ai créé mon blog avec bien des difficultés, croyant que cela ne marcherait pas et suis allée voir les vôtres. Heureusement que j’avais juste écris « ici se tiendra bientôt ma quête personnelle, si j'y arrive un jour !!!!! » et non pas une ânerie !!!! MDR !!! Mais quelle ne fut pas ma surprise quand au bout de quelques jours, j’ai constaté que vous m’aviez toutes laissé un message ! Et  quels messages !! Des encouragements, une écoute, une main tendue… A force de billets de cette nature, je vous ai enfin ouvert mon cœur et mon esprit, sachant qu’au départ, je ne voulais vraiment pas me lancer dans une quête aussi vaste et aussi primordiale pour moi…

 

A partir de ce moment-là, je me suis promis d’être régulière dans ma quête et d’être là pour vous aussi régulièrement que possible. Ne pas lâcher ma quête et ne pas vous lâcher. Pour qu’ensemble, nous allions au bout… au bout de… là où ça doit nous mener !!! Mdr !

 

Des signes, je ne pense pas en avoir vu. Je pense en avoir reçu.

 Bisous

Cleo

En aparté...

Ce qui m'arrive depuis le 8 septembre dernier, date à laquelle j'ai commencé ma quête avec vous, est assez incroyable. Il faut que je vous raconte, juste entre vous et moi. En aparté...

Quand j'ai commencé mon blog, je ne croyais pas que j'en ferai quelque chose. Et puis vous êtes venues me voir. Et j'ai commencé à me livrer. Jusqu'ici, c'était assez facile. J’avais de nombreuses années de réflexions derrière moi ! Aujourd'hui, cela devient plus délicat. La réflexion se fait plus précise et l'interaction de celle-ci dans ma vie commence à se faire sentir...

Je me sens très... bizarre en ce moment.  Des envies me viennent. Et vous avez raison, j'ai sans doute envie de brûler des étapes. Mais ce que je ressens aujourd'hui est assez extraordinaire. J'ai même un peu peur qu'il ne s'agisse que d'un feu follet : j'ai vécu des choses tellement pénibles ces derniers temps et je commence tout juste à finir d’aplanir les difficultés que je me demande si je ne ressens pas une sorte d'euphorie qui ne va pas tarder à retomber. Je ne pense pas à une dépression. Non. Plutôt à un élan qui va s'essouffler. Comme les bonnes résolutions du jour de l’an…

Mais des envies me viennent. Et je commence à les écouter. Comme aujourd'hui. Je suis allée au cinéma voir un film qui me tentait. Cela doit être la première  fois de ma vie que cela m'arrive : aller au ciné seule parce que j'en avais envie. Cela m'était arrivé une fois auparavant mais pas par envie, par colère : j'y étais allée pour fuir un conflit.

En fait, j'ai proposé que l'on m'accompagne mais ça n'enchantait pas. Et ce matin, je me suis levée en me disant pourquoi pas ? Ne te cache pas derrière des arguments comme "je n'aurai pas le temps, c'est pas grave si tu n'y vas pas aujourd'hui, tu pourras y aller plus tard, tu as d'autres choses à faire, etc." Et je l'ai fait. J’ai profité de mon après-midi de libre. Sans culpabilité.

Pourtant, je savais ce qu'il se passerait ensuite. On me dira "tu auras du attendre, je serai venue avec toi, pourquoi tu y es allée sans moi ?". Et c'est exactement ce qu'il s'est produit. Et vous savez quoi ? Je suis contente de l'avoir fait. Parce que j'avais envie de le faire. J'aurai pu attendre mais cela aurait voulu dire que je régressais dans ma quête. Si j'avais attendu pour y aller, j'aurai muselé une envie comme avant d'entreprendre cette quête. J'aurai trahi mon pacte avec vous en quelque sorte. Le pacte que je me suis fait à moi-même. Car ma quête ne change pas. Je veux toujours m'accepter pour m'assumer. Je dois néanmoins vous confier que pour le moment, je fais les choses dont j’ai envie parce que j’étais libre : mes amis en week-end, ma famille occupée… mais je ne me suis pas auto-bridée. Et rien que pour cela je suis contente.

J’ai parfois envie de croquer la vie à pleine dent, d’un coup. Et parfois ce sont de petites envies. La première option me fait peur comme je l’ai dit plus haut ; quant à la seconde…et bien avant, je les étouffais. Aujourd’hui, aussi insignifiante que soit cette envie, j’essaye de le faire. Comme cet après-midi.

Est-ce une victoire ou bien de la régression ? Je veux dire, faire les petites choses en occultant les grandes, est-ce un retour en arrière ou bien la base de mes futurs projets ? Je me suis toujours dit que si je ne me jetais pas à l’eau d’un coup, je ne le ferai pas. Je suis de ce tempérament. Alors, je me demande…

En tout cas, je voulais partager cela avec vous. Merci à vous toutes… d’être là. Simplement.

Bisous

Cleo

Qu’est ce que cela apporterait aux autres ?

Je sais plus ou moins quels changements attendent de moi les autres mais si je pousse la réflexion, cela donnerait ceci :

6.Qu’est ce que cela apporterait aux autres ?

Mes proches seraient très heureux pour moi. Enfin, certains proches. Ceux qui souhaitaient que je m’émancipe, que j’échappe au sacrifice de moi. Mais ce qui est paradoxal, c’est que je sais que si j’accède enfin à leur souhait (et le mien par la même occasion !), ils seront profondément déstabilisés.

Une partie d’eux va se réjouir pour moi et l’autre partie sera de l’inquiétude : ils ressentiront certainement un éloignement car si je pense enfin à moi, je serai moins présente, en tout cas plus 24/24h comme aujourd’hui ; ils seront blessés car penseront que je les aime moins… Bref, le mécanisme inconscient du chantage affectif. Mécanisme dans lequel je joue un rôle important si je veux être honnête. Je le subis mais en même temps, est-ce que je ne le provoque pas ?

Ce qui est sûr par contre, c’est qu’à force de vivre avec, aujourd’hui je suis en manque : cette pression était pour moi une marque d’amour de la part des miens. Comment vais-je pouvoir vivre sans ? Si je veux être encore plus honnête, est-ce que ce n’est pas moi qui ne supporterait pas le « risque » que me causerait cette émancipation, à savoir que je prendrais le fait qu’ils soient heureux pour moi et ne me demandent plus de sacrifices pour de l’indifférence ? Est-ce moi qui serais plus déstabilisée qu’eux ?

Dans ces conditions, comment vais-je faire pour ne pas craquer pendant le cheminement de ma quête et revenir au schéma que je connais (schéma dont je veux aujourd’hui sortir que parce que mes anciens repères ne sont plus) ? Je ne le sais pas encore… Mais ce que je ressens aujourd’hui, je ne veux pas le perdre alors je vais me battre en espérant pouvoir tout concilier.

Quant aux autres, le fait que je me sente plus sûre de moi et de mes choix les soulagera et ils me feront sans doute davantage confiance. C’est un système de vases communiquant : la confiance en moi amène la confiance des autres. Et vice versa.

Si ma quête aboutit, mes rapports avec les autres, avec le monde qui m’entoure seraient simplifiés : je vois ça comme un échange, un équilibre. Ces mots-là reviennent souvent dans mes billets, je crois qu’ils sont importants. Je ressens un déséquilibre : je suis en-dessous de tout le monde… c’est difficile d’aider, d’être digne de confiance, rassurante, etc. quand ce n’est pas ce que l’on ressent et l’image que l’on donne de soi en définitive. Car je me rends compte que même si je contrôle mon image au plus haut point, même si je veux donner le sentiment que je suis forte, il y a une faille... et les autres le sentent. Ils savent que je suis là et que je serais toujours là, que l'on peut s'appuyer sur moi ;  mais inconsciemment, ils essayent de me protéger donc de me donner des conseils  puis de me guider pour finalement prendre le pas sur ma volonté propre.

Donc, ma quête (réussie !) va déstabiliser puis apporter un vrai équilibre. Les autres en seraient gagnants. Et que dire de moi ? Je serai plus que gagnante ! MDR !

 Prenez-soin de vous.

 Bisous

 Cleo

 

 

Qu’est ce que cela t’apporterait ?

Ce que ma quête m’apportera est dans la continuité de la question précédente, de ce que j’ai ressenti et imaginé hier et qui est au fond de moi.

5.Qu’est ce que cela t’apporterait ?

Je crois que cela m’amènera de la sérénité, une grande force intérieure et une certaine paix pour affronter la vie. Non, pour vivre la vie, tout simplement. Cette quête me permettra de me connaître, de m’accepter et de m’ouvrir au monde. De vivre par moi-même et pour moi-même, sans que pour autant j’oublie les autres. En somme, c’est une forme de bonheur que j’obtiendrai. Celui de me sentir à ma place dans ma tête, dans ma vie, auprès des miens et des autres. Celui de prendre des décisions sans culpabilité ni souffrance, d’affirmer mes choix sans me battre contre moi ou le reste du monde et de marcher sur mon chemin, plus attentive aux êtres, aux choses, aux émotions ; bref plus vivante que je ne le suis aujourd’hui.

 

Je crois qu’elle est à la base d’un nouveau moi, d’un « mieux moi » et j’espère qu’elle fera en sorte que je n’ai plus peur de vivre pour moi, de ne plus blesser les gens ou de les décevoir. Je crois que j’aime la vie et que je pensais ne pas le mériter, que j’ai oublié que les grandes joies et les immenses peines font partie de cette vie ; que j’ai peur de vivre au détriment des autres.

 

Je crois qu’elle va m’ouvrir cette porte et c’est la porte d’un monde nouveau.

 

Bisous

Cleo

Imagine ta quête accomplie

Pas facile de répondre à cette question : comment peut-on savoir ce que l’on ressentira une fois notre quête accomplie ?  Si c’est comme aujourd’hui… et bien …

4.Imagine ta quête accomplie

Si c’est comme aujourd’hui, je me sens bien. Je suis à ma place dans ma tête, dans la société, avec les autres. Je regarde autour de moi et je vois les couleurs, les choses, les gens avec une acuité nouvelle, des sentiments nouveaux. Je suis apaisée. Je souris car j’aime les gens, j’aime la vie. Je suis vivante.  Je suis responsable de ma vie, de mes actes, de mes envies et sentiments. Les gens me respectent. Je me respecte. Et je partage avec les autres. J’ai enfin compris le sens du partage. Je donne et je reçois.  J’affronte les aléas de la vie sereinement, sans culpabilité. Je suis moi. Je me trompe, je me relève, personne n’est malheureux à cause de mes actions, n’est déçu par moi.

C’est vraiment fantastique ! Ce sentiment d’apaisement que je n’ai pas ressenti depuis des années, et surtout depuis ces derniers mois… mais je ne suis pas tout à fait prête, je crois. Je suis à la croisée des chemins, je vois la route de ma quête et je me dis « c’est celle-là ! Il faut que tu prennes celle-là ! ». Mais comment dire ? Si aujourd’hui, je me sens exaltée, c’est parce que j’ai franchi un pas et que vous toutes m’avez portée jusqu’ici. Je ne sais comment vous en remercier, vous mes « amies-inconnues », mes tao-partenaires !

Cependant, mes proches sont sur le bord du chemin. Et pour que ma quête prenne tout son sens, il faut que je les emmène avec moi. Pour que je m’assume et m’affirme face à moi-même et aux miens. Je regrette de n’avoir pas été capable d’entreprendre cette démarche avec ceux qui ne sont plus. Et je ne sais pas si j’arriverai à prendre cette route avec ceux qui sont près de moi. C’est pour cela qu’il m’est difficile d’imaginer réellement ma quête accomplie.

Mais pour la première fois depuis longtemps (peut être même la première fois tout court !), j’ouvre les yeux, je m’écoute, je respire le monde. Et c’est grâce à vous.

Merci !

Cleo

 

 

C'est un début...

... mais suis-je dans la bonne direction ???

 

Ce soir, j'ai deux nouvelles à partager avec vous, toujours dans la logique de ma quête.

 

La première est que j'ai tenu tête à une « autorité », ce qui est somme toute assez difficile pour moi. Mon proprio a débarqué ce matin pour faire visiter mon appartement sans même me prévenir et en me prenant au saut du lit. Imaginez un peu : en pyjama, les cheveux hirsutes, les yeux gonflés de sommeil et le ménage pas fait !!!! Mdr !!!  Malgré son insistance (et ma culpabilité à dire non : genre il s'est déplacé avec la personne, je ne vais pas lui laisser porte close...), j'ai tenu bon et un autre rendez-vous a été fixé.

 

La seconde chose est que j'ai entrepris des démarches pour une de mes envies "à long terme" que  je vous ai exposées. Oh, rien n'est gagné : je me suis juste renseignée. Et pourquoi pas, après tout ? Puisque j'en ai envie depuis si longtemps, puisque cela me tiens à cœur ? Bon, j'ai un peu l'angoisse de ne pas m'y tenir si je me lance mais et alors ?

 

J’en ai envie…. Mais plus j’y réfléchis, plus je trouve des arguments contre le fait de le faire : ça va être long, ça coûte de l’argent, tu ne seras pas assez persévérante pour aller jusqu’au bout, tu le fais en cachette donc tu n’assumes pas, etc.  Mais, ce qui revient en force, tout le temps, c’est ce : « Et alors ? »

 

Ben oui. Et alors. J’en ai envie…

 

Bisous

 

Cleo

 

Envies - Projets

Un jour, j'ai lu quelque part qu'il fallait écrire ses envies, désirs, projets... et que l'on devait conserver cette liste pour la consulter plus tard : le résultat en serait étonnant ; sous entendu, je pense, que l'on se rendrait compte que l'on a accompli des choses de cette liste, qu'on en a oublié, que d'autres seraient en cours ou bien encore latentes.

Je vais partager avec vous ce que j'ai écris et gardé dans mon agenda au fond de mon sac mais je vous préviens, c’est du pêle-mêle… !- J :

Août 1998

Projets-Envies

 

e     Faire un art martial                                           e   Faire du dessin

e     Faire un atelier d'écriture                                  e   Faire du patin à roulette

e     Ecrire une nouvelle, un poème                           e   Ecrire un roman, un texte

e     Apprendre des langues vivantes (Espagnol….)     e   Approfondir l'Anglais

e     Approfondir l'Allemand                                      e   Approfondir le Français

e     Avoir une voiture (ok en juin 1999)                     e   Voyager

e     Approfondir la littérature                                   e   Etre méthodique

e     Changer de look                                                e   Etudier l'histoire de France

e     Etudier l'histoire des religions                             e   Etudier la préhistoire

e     Etudier le moyen – âge                                     

e   Avoir un appartement (j’y arrive… prévu pour octobre 2006)

e     Avoir une moto (scooter en septembre 2000 et moto en septembre 2002)

En fait, maintenant, je me souviens que j'ai des envies : elles vont, elles viennent mais elles ne tiennent jamais... Les seules envies que j'ai accomplies sont des envies « pratiques » : la voiture pour emmener mes grands parents, la moto pour aller travailler) et l'appartement, c'est comme pour tout le monde, une nécessité... Tout le reste, ce qui découle de mon intérêt personnel a complètement été mis de côté : je n'en ai accomplies aucune depuis... mmmm... huit ans que je les aies pensées et mises sur le papier.

 Cette fois-ci, je ne peux plus rejeter la faute sur tout le monde ou n'importe quoi ; je me rends compte que je suis aussi responsable de ce statut quo. Pourquoi mes envies ne tiennent pas ? Est-ce que je suis inconstante ? Est ce que je manque de persévérance ? Est-ce que je manque de courage ? Je n'arrive toujours pas à m'ôter de l'esprit que faire quelque chose pour moi, c'est de l'égoïsme. Suis-je maso ou bien peureuse ? Je crois que terrifier à l’idée d’affronter ma propre vie et d'être abandonnée parce que je suis mon propre chemin. Alors pour éviter ça, j'ai choisi de suivre le chemin des autres : ainsi pas de questions, pas de doutes, pas de peurs... Mais, je le reconnais, de l'étouffement, une certaine souffrance (plus facile à gérer pour moi, du moins jusqu'à aujourd'hui !)

 Je ne sais pas si j'avance dans cette quête car j'avais déjà réfléchi à tout ça mais, ce qui est sûr, c'est qu'exposer voire expliquer n'est pas une chose facile et je me dis que le fait de partager ces réflexions va peut être  faire prendre racine à mes envies et les faire pousser au soleil... En tout cas, je l'espère !

Bisous

Cleo

PS : Une idée me traverse : Et si vous aussi, vous écriviez noir sur blanc tout ce que vous avez envie de faire, juste pour voir dans quelques temps quelles sont les envies qui ont abouties et celles qui n'étaient juste que passagères ou qui prendront plus de temps à ce concrétiser ?? Qu’en dites-vous ?

Pourquoi le demander maintenant ?

Je vous tire mon chapeau : vous avez toutes ressenti ce que je voulais exprimer et Dieu sait que ce n’était pas si évident !!!  J Merci donc à toutes pour votre présence et vos encouragements.

3.Pourquoi le demander maintenant ?

Il est plus facile pour moi de répondre à cette question : je le sais. C’est lié aux derniers évènements de ma vie. Sans eux, je l’étoufferai toujours et je ne partagerai pas cette quête avec vous. D’ailleurs, pour être toute à fait honnête avec vous, je n’avais pas l’intention de me lancer dans cette quête existentielle. Je voulais partager avec vous une quête que je contrôlerai, une quête qui aurait eu des chances d’aboutir, ou aboutir avec moins d’efforts ou de douleurs ; bref, une quête moins fondamentale pour moi… Et puis, votre accueil, le poids de vos billets et la douceur de vos mots m’y ont conduite presque malgré moi.

 Ce désir est depuis longtemps en moi. Profondément. Lové dans la souffrance de mon écartèlement. C’est une autre douleur qui fait qu’il veut surgir. Et si j’ai une chance de le libérer, c’est aujourd’hui.

Comme je vous l’ai dit, j'ai perdu ma grand-mère, ma seconde mère. C’était la dernière personne au monde (après mon grand-père) qui dépendait totalement de moi. Et dont je dépendais totalement. Je veux dire qu’elle vivait pour moi et que je vivais pour elle. Chaque action, chaque pensée était pour l’une ou l’autre. Je me demande même si ce n’était pas moi qui vivait entièrement pour elle… Bref, je ne veux pas dire que je suis seule au monde, mais je me sens seule au monde maintenant. Mes proches sont plus indépendants, n’ont pas besoin de moi 24h/24 pour toute chose. Et même émotionnellement, je ne suis plus la petite merveille, la poule aux œufs d’or. Le monde tourne sans moi au milieu. Et il tourne bien. Mon égo a bien pris un coup mais je ne pense pas que cela soit ça qui me gène réellement. Ce qui me gène, c’est la souffrance d’être seule et de ne rien à avoir à construire pour moi parce que je ne sais ni comment le faire ni pourquoi le faire. Ni même quoi faire. Ce qui me gène, c’est de me sentir inutile et totalement vide.

J’aime mes proches et mes proches m’aiment. Je dois juste apprendre à m’écouter, me comprendre, vivre pour moi pour être bien avec eux ; créer un vrai équilibre de vie. Ce désir, je dois le libérer maintenant, sinon, je trouverai un autre moyen pour vivre par procuration à travers une autre personne. Je me connais.

Je le demande maintenant parce que je n’ai plus vraiment le choix. Et que si je laisse passer cette opportunité, (peu importe les douleurs et les peurs que je vais devoir affronter), je vais passer à côté de ma vie et vais engendrer davantage de souffrances pour moi et mes proches. Exactement le contraire de ce que je souhaite. Ne dit-on pas « l’enfer est pavé de bonnes intentions » ???

Bisous

Cleo

 

Comment est né ton désir ?

 Conseils de mes tao-partenaires : rester ouvert, ne pas être trop dure envers moi-même mais éviter la complaisance, je suis en train de tracer mon propre chemin. 

 

2.Comment est né ton désir ?

Il est né d’une souffrance, celle d’être constamment écartelée entre le « je ne sais pas ce que je veux » et le « écoutez-moi ».  Quand on ne sait pas ce qu’on veut pour soi et que l’on fait passer les autres et leurs désirs avant, il est non seulement difficile d’avoir un désir personnel mais, quand on en a un, de le faire entendre.

Cet écartèlement était déjà là dans ma petite enfance. Quand chaque chose que je souhaitais pour moi était invariablement contré par ma petite voix intérieure qui me répétait « tu es égoïste, penses à… ». Il s’est amplifié durant mon adolescence et n’a cessé de grandir dans ma vie d’adulte, lorsque mes responsabilités se sont alourdies.

En conséquence de quoi, mon désir s’est lui aussi accru mais… Comment dire ? J’ai tout fait pour l’étouffer. Je ne suis pas sûre que je le laisserai s’épanouir, même aujourd’hui : l’habitude… Je ne sais pas vivre pour moi, je ne sais pas ce que j’aimerai. Par contre je sais ce que je ne veux pas. Mais même dans ce cas, ce n’est pas moi qui l’emporte.

Il m’est particulièrement difficile de m’exprimer sur ce point. Je sais que le désir est là mais je n’y trouve pas de légitimité parce que justement je ne sais pas ce que j’aimerai pour moi. Je veux juste… juste… Quoi au juste ? Mais en tout cas, le désir d’assumer ce que je suis et ce que je veux ; d’être capable de l’affirmer face à moi-même et aux autres est là depuis des années. C'est le désir de vivre : le désir de vivre pour soi et avec les autres. Et qu'aujourd'hui, je vis contre moi et pour les autres.

J'espère ne pas avoir été trop confuse dans mon billet.

Bisous

Cleo

Chercher à m'assumer pour pouvoir m'affirmer

Bon, je ne sais pas si ça vaut, mais c'est ce que j'appelle un beau compromis... !!! MDR !
Une chose qui va intéresser Decot0 : je suis Gémeaux c'est-à-dire l'ambivalence en puissance... Mes proches rigolent toujours avec "ne lui demandez pas de choisir, elle est gémeaux !!!" Tout un programme... Et pour Doolorès, j'ai 35 ans depuis peu. Voilà tout ceci pour tarder à entrer dans le vif du sujet... Mais bon ! Allons-y ! Vous me suivez ? Promis, je vais faire plus court que la dernière fois...
 
1.Que cherches-tu ?
 
Tout d'abord, comme je l'ai déjà dit, je cherche tellement de choses qu'il m'est difficile de savoir ce que je veux vraiment, au fond. Et puis aussi,  comme une bonne ambivalente que je suis, je me disais que je n'avais besoin de rien : ma vie est belle comme ça ou encore c'est ainsi la vie. Enfin, comme l'a deviné Allegra, ça fait longtemps que j'ai fait ce constat mais j'ai toujours repoussé le moment de l'affronter comme si je savais les efforts que ça allait me coûter, comme si j'entrevoyais les répercussions que cela allait engendrer.
 
Que cherches-tu ?
 
Je cherche ma place. Ma place dans ma vie, ma place chez les autres, ma place dans ma tête. L'mage (les images) de moi-même que je me suis forgée, que mes proches m'ont inculquée et que les autres m'ont imposée fait que je suis enfermée dans un carcan. L'orgueuil fait que les autres ne peuvent vivre sans moi, le manque de confiance fait que je ne peux vivre sans leur approbation, la peur du rejet fait que je dois me sacrifier pour leur amour et pour leur bien être ; le tout est que je dois à tout prix ne pas decevoir et être sans défaut.
 
Ce que je cherche au fond ? C'est l'expérience qui me l'a appris : je ne suis pas sans défaut. Je déçois. Je suis humaine. Mais je déçois qui ? Les autres ? Pas si sûr... Mais je Me deçois. Ca, c'est évident. Et voilà la base du problème, si je ne peux pas être à la hauteur de mes espérances, comment pourrais-je être à la hauteur de celles que je crois que les autres ont pour moi ?
 
Donc, avant toute chose, je dois m'assumer. Je dois assumer le fait que l'image que j'ai de moi n'est pas conforme à la réalité. Je dois admettre que je ne suis pas parfaite, admettre mes doutes, mes angoisses, les accepter comme quelque chose normal, que c'est humain. Si je m'accepte moi-même, je pourrais alors m'affirmer face aux autres et signifier que mes défauts, mes peines, mes joies, mes choix sont aussi valables que les leurs. Je pourrais m'ouvrir vraiment aux autres et comprendre ce qu'est le partage. Car aujourd'hui, je ne sais que donner, pas recevoir. Et en vous écoutant, j'ai compris que peut être je donnais mal : "si je suis forte, tu n'as pas à m'aider ; par contre, toi, tu dois absomument me laisser t'aider". Ce n'est pas très valorisant pour eux. Et pour moi, le fardeau est devenu bien lourd.
 
Bisous
Cleo
 
 
 
 
 

Confessions....

 Ce soir, je dis stop ! J’avoue tout...

Decoto a raison, on dirait que l'on forme un club et que nos aspirations et parcours se rejoignent. J'ai toutefois l'impression d'être un peu vous toutes à la fois mais peut être est-ce parce que je souhaite être le centre du monde ? Je m’explique.

Je suis fille unique du côté de ma mère et élevée en grande partie par mes grands-parents. J'ai été la petite merveille de ma famille, la poule aux œufs d'or pour laquelle on se bat sans relâche, même les uns contre les autres. J’ai été ballottée ; prise en otage dans ma famille dans un cercle infernal de chantage affectif. J’ai appris à dire et à donner exactement ce que voulait de moi la personne en face de moi. C’est toujours le cas aujourd’hui.

Ma mère est dépressive depuis que je suis née, ce qui veut dire qu'elle est instable (4 mariages... dont un passé sous les coups), médicamentée et suivie psychiatriquement depuis 35 ans. La cause de sa maladie a toujours été implicitement ma naissance. Je me suis donc longtemps sentie responsable de son état et investie d'un devoir de soutien et d'amour envers elle. Mes grands parents ont été les piliers de ma vie. J'ai essayé d'être le leur au soir de leurs vies. En fait, j'ai porté à bout de bras toute ma famille : ma mère, mon oncle, mes cousins, mes grands-parents... C'était (c'est toujours ?) ma mission et mon devoir. Sauf que j'ai vraiment eu l'impression d'avoir échoué dans toutes les étapes, à part peut être celle de les aimer profondément.

J'ai perdu mon grand-père (mon père) en janvier 2000 et ce fut un vrai séisme... Mais ma grand-mère  (ma seconde maman) était là alors je me suis raccrochée à elle et m'en suis occupée autant que j'ai pu. Elle est partie en juin 2005. Et là, il m'a semblé avoir tout perdu. Qu'allais-je faire de ma vie maintenant que je n'ai plus à m'occuper d'eux et qu'ils n'étaient plus là pour me porter ? Ce soir, je pleure... Mais est-ce sur moi ? Est-ce parce que j'ai perdu tous mes repères ?

L'année 2005 et jusqu'à aujourd'hui, ça a été terrible : un boulot pénible que j'ai d'ailleurs quitté, ma mère en asile pendant deux longs mois, ma famille à guider et moi... Et moi, dans tout ça ? Je n'en sais toujours rien. Pourtant, j'ai avancé. J'ai changé de travail pour une équipe que j'aime et que je connais mais je ne suis toujours pas à l'aise. Pourquoi ? Je suis en train d'acquérir un petit chez moi, d'ici la fin de l'année. Je construis donc ma vie. Sans eux. Pour moi. Et je ne sais pas vivre pour moi.

Avoir été le centre du monde n'a pas fait de moi une mégalomane. Enfin, je ne le pense pas ! -) Je dirais au contraire. Comme j'étais au centre, il était impensable pour moi de décevoir, de ne pas être à la hauteur, de ne pas avoir le sens du sacrifice pour faire tout pour ceux que j'aime. Et les images que j'ai de moi, que l'on m'a donné, je ne peux pas m'en défaire. Impossible de m'en débarrasser et peut être même impossible de vivre sans... Si un de mes amis aime la mayonnaise, je vais en manger juste au cas où il voudrait finir mon plat alors que je préfère la moutarde. Il en va comme ça pour tout. Je suis incapable de choisir quelque chose quand ce choix a des répercussions sur quelqu'un d'autre. Et je pense sans arrêt à l’autre. Si ce choix n’implique que moi, alors ça va, encore que j’ai toujours tendance à me dire « et si cela pouvait servir à… » ?

Je suis toujours aux aguets pour savoir de quoi « l’autre » a besoin. Mais cette attention est comportementale, instective : je fais attention sur la forme pas sur le fond. Je ne vois pas quand un ami va mal mais je vois s’il n’aime pas le lieu dans lequel on est ; alors spontanément je le soulage en disant tout haut ce qu’il n’ose dire : « ça te dirait qu’on y aille ? ». Surtout pas d’affirmation. S’il veut rester quand même, on restera. Même si à moi aussi, cela ne me convient pas. Je fais du mal aux gens que j’aime car plutôt que de voir la déception ou la peine sur leurs visages, j'essaye de ménager la chèvre et le chou. Jusqu’à m’écarteler. Jusqu’à ce que cela ne marche plus et qu’ils s’en rendent compte ou que je craque ou encore que la situation ne m’échappe.

Indépendamment de ça, je suis une étourdie : je ne retiens rien, je ne fais attention à rien. Même pour vous (pardonnez-moi d’avance !), il se peut que je passe complètement à côté ou bien que je mette les pieds dans le plat. Et je manque de persévérance quand il s’agit de mes propres choix et de confiance en moi : mes envies sont moins vitales que celles des gens que j’aime ou que je côtoie. Je vaux moins que vous, je suis moins jolie, moins féminine, moins intelligente et je m’excuse de vivre. Voilà le message que j’envoie sans arrêt avec celui que je suis une fille solide, aimante (mais incapable d’aimer ou de se laisser aimer), fidèle, gaie et sur laquelle on peut compter, sur laquelle on doit compter. Paradoxal !

Même pour le Tao, j’ai pris le contresens : ma meilleure amie m’a offert ce jeu, sachant que cela pourrait m’aider. Qu’est-ce que j’ai fait ? J’ai butté sur la première question. Alors, j’ai fermé le livre et j’ai cherché un guide. Parmi vous. Pour que vous me preniez par la main en me disant « il faut faire ci, il faut faire comme ça ». Mais j’ai bien compris que ce n’était pas le but. Je dois réfléchir par moi-même, pour moi. Mon Dieu, que c’est dur !

Ma confession de ce soir me permet de dégager ceci : je dois m’affirmer envers moi-même, m’affirmer envers les autres. Les deux étant aussi difficiles à accomplir mais tellement liés. N’est-ce pas ? Mes proches me poussent dans ce sens mais ça coince souvent parce qu’inconsciemment, ce n’est pas ça, l’habitude prise… Et quand le conflit va trop loin, je reviens toujours en m’excusant. Mon monde de bulles est devenu plus petit au fil des années. Le fait qu’elles se frôlent et parfois s’entremêlent est un vrai problème. Je ne peux pas assumer les différentes images projetées de moi. Alors est-ce m’affirmer ou m’assumer, mon besoin vital ? Les deux sûrement ?

Merci pour votre patience à me lire, pour votre écoute.

 

 

 

ma quête est infernale...

... parce que je sais pas par quel bout la prendre ! Il y a tant de choses que je souhaiterai entreprendre, tant de choses que j'aimerai faire et tant de problèmes à résoudre que je ne sais pas encore ce qui me serait essentiel et salutaire : ce qui dénouerait le noeud dans lequel je suis enfermée.
J'y réfléchis et je tourne en rond autour de la question fatidique "QUE CHERCHES-TU ?". Je vais essayer de mettre de l'odre dans mes idées afin de pouvoir enfin vous exposer ma quête. Merci en tout cas pour votre aide et votre soutien !

ma quête

ici se tiendra bientôt ma quête personnelle, si j'y arrive un jour !!!!!