Cleo 的个人资料Quête de Cleo照片日志列表更多 工具 帮助

日志


Confessions....

 Ce soir, je dis stop ! J’avoue tout...

Decoto a raison, on dirait que l'on forme un club et que nos aspirations et parcours se rejoignent. J'ai toutefois l'impression d'être un peu vous toutes à la fois mais peut être est-ce parce que je souhaite être le centre du monde ? Je m’explique.

Je suis fille unique du côté de ma mère et élevée en grande partie par mes grands-parents. J'ai été la petite merveille de ma famille, la poule aux œufs d'or pour laquelle on se bat sans relâche, même les uns contre les autres. J’ai été ballottée ; prise en otage dans ma famille dans un cercle infernal de chantage affectif. J’ai appris à dire et à donner exactement ce que voulait de moi la personne en face de moi. C’est toujours le cas aujourd’hui.

Ma mère est dépressive depuis que je suis née, ce qui veut dire qu'elle est instable (4 mariages... dont un passé sous les coups), médicamentée et suivie psychiatriquement depuis 35 ans. La cause de sa maladie a toujours été implicitement ma naissance. Je me suis donc longtemps sentie responsable de son état et investie d'un devoir de soutien et d'amour envers elle. Mes grands parents ont été les piliers de ma vie. J'ai essayé d'être le leur au soir de leurs vies. En fait, j'ai porté à bout de bras toute ma famille : ma mère, mon oncle, mes cousins, mes grands-parents... C'était (c'est toujours ?) ma mission et mon devoir. Sauf que j'ai vraiment eu l'impression d'avoir échoué dans toutes les étapes, à part peut être celle de les aimer profondément.

J'ai perdu mon grand-père (mon père) en janvier 2000 et ce fut un vrai séisme... Mais ma grand-mère  (ma seconde maman) était là alors je me suis raccrochée à elle et m'en suis occupée autant que j'ai pu. Elle est partie en juin 2005. Et là, il m'a semblé avoir tout perdu. Qu'allais-je faire de ma vie maintenant que je n'ai plus à m'occuper d'eux et qu'ils n'étaient plus là pour me porter ? Ce soir, je pleure... Mais est-ce sur moi ? Est-ce parce que j'ai perdu tous mes repères ?

L'année 2005 et jusqu'à aujourd'hui, ça a été terrible : un boulot pénible que j'ai d'ailleurs quitté, ma mère en asile pendant deux longs mois, ma famille à guider et moi... Et moi, dans tout ça ? Je n'en sais toujours rien. Pourtant, j'ai avancé. J'ai changé de travail pour une équipe que j'aime et que je connais mais je ne suis toujours pas à l'aise. Pourquoi ? Je suis en train d'acquérir un petit chez moi, d'ici la fin de l'année. Je construis donc ma vie. Sans eux. Pour moi. Et je ne sais pas vivre pour moi.

Avoir été le centre du monde n'a pas fait de moi une mégalomane. Enfin, je ne le pense pas ! -) Je dirais au contraire. Comme j'étais au centre, il était impensable pour moi de décevoir, de ne pas être à la hauteur, de ne pas avoir le sens du sacrifice pour faire tout pour ceux que j'aime. Et les images que j'ai de moi, que l'on m'a donné, je ne peux pas m'en défaire. Impossible de m'en débarrasser et peut être même impossible de vivre sans... Si un de mes amis aime la mayonnaise, je vais en manger juste au cas où il voudrait finir mon plat alors que je préfère la moutarde. Il en va comme ça pour tout. Je suis incapable de choisir quelque chose quand ce choix a des répercussions sur quelqu'un d'autre. Et je pense sans arrêt à l’autre. Si ce choix n’implique que moi, alors ça va, encore que j’ai toujours tendance à me dire « et si cela pouvait servir à… » ?

Je suis toujours aux aguets pour savoir de quoi « l’autre » a besoin. Mais cette attention est comportementale, instective : je fais attention sur la forme pas sur le fond. Je ne vois pas quand un ami va mal mais je vois s’il n’aime pas le lieu dans lequel on est ; alors spontanément je le soulage en disant tout haut ce qu’il n’ose dire : « ça te dirait qu’on y aille ? ». Surtout pas d’affirmation. S’il veut rester quand même, on restera. Même si à moi aussi, cela ne me convient pas. Je fais du mal aux gens que j’aime car plutôt que de voir la déception ou la peine sur leurs visages, j'essaye de ménager la chèvre et le chou. Jusqu’à m’écarteler. Jusqu’à ce que cela ne marche plus et qu’ils s’en rendent compte ou que je craque ou encore que la situation ne m’échappe.

Indépendamment de ça, je suis une étourdie : je ne retiens rien, je ne fais attention à rien. Même pour vous (pardonnez-moi d’avance !), il se peut que je passe complètement à côté ou bien que je mette les pieds dans le plat. Et je manque de persévérance quand il s’agit de mes propres choix et de confiance en moi : mes envies sont moins vitales que celles des gens que j’aime ou que je côtoie. Je vaux moins que vous, je suis moins jolie, moins féminine, moins intelligente et je m’excuse de vivre. Voilà le message que j’envoie sans arrêt avec celui que je suis une fille solide, aimante (mais incapable d’aimer ou de se laisser aimer), fidèle, gaie et sur laquelle on peut compter, sur laquelle on doit compter. Paradoxal !

Même pour le Tao, j’ai pris le contresens : ma meilleure amie m’a offert ce jeu, sachant que cela pourrait m’aider. Qu’est-ce que j’ai fait ? J’ai butté sur la première question. Alors, j’ai fermé le livre et j’ai cherché un guide. Parmi vous. Pour que vous me preniez par la main en me disant « il faut faire ci, il faut faire comme ça ». Mais j’ai bien compris que ce n’était pas le but. Je dois réfléchir par moi-même, pour moi. Mon Dieu, que c’est dur !

Ma confession de ce soir me permet de dégager ceci : je dois m’affirmer envers moi-même, m’affirmer envers les autres. Les deux étant aussi difficiles à accomplir mais tellement liés. N’est-ce pas ? Mes proches me poussent dans ce sens mais ça coince souvent parce qu’inconsciemment, ce n’est pas ça, l’habitude prise… Et quand le conflit va trop loin, je reviens toujours en m’excusant. Mon monde de bulles est devenu plus petit au fil des années. Le fait qu’elles se frôlent et parfois s’entremêlent est un vrai problème. Je ne peux pas assumer les différentes images projetées de moi. Alors est-ce m’affirmer ou m’assumer, mon besoin vital ? Les deux sûrement ?

Merci pour votre patience à me lire, pour votre écoute.

 

 

 

ma quête est infernale...

... parce que je sais pas par quel bout la prendre ! Il y a tant de choses que je souhaiterai entreprendre, tant de choses que j'aimerai faire et tant de problèmes à résoudre que je ne sais pas encore ce qui me serait essentiel et salutaire : ce qui dénouerait le noeud dans lequel je suis enfermée.
J'y réfléchis et je tourne en rond autour de la question fatidique "QUE CHERCHES-TU ?". Je vais essayer de mettre de l'odre dans mes idées afin de pouvoir enfin vous exposer ma quête. Merci en tout cas pour votre aide et votre soutien !

ma quête

ici se tiendra bientôt ma quête personnelle, si j'y arrive un jour !!!!!