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En aparté...Ce qui m'arrive depuis le 8 septembre dernier, date à laquelle j'ai commencé ma quête avec vous, est assez incroyable. Il faut que je vous raconte, juste entre vous et moi. En aparté... Quand j'ai commencé mon blog, je ne croyais pas que j'en ferai quelque chose. Et puis vous êtes venues me voir. Et j'ai commencé à me livrer. Jusqu'ici, c'était assez facile. J’avais de nombreuses années de réflexions derrière moi ! Aujourd'hui, cela devient plus délicat. La réflexion se fait plus précise et l'interaction de celle-ci dans ma vie commence à se faire sentir... Je me sens très... bizarre en ce moment. Des envies me viennent. Et vous avez raison, j'ai sans doute envie de brûler des étapes. Mais ce que je ressens aujourd'hui est assez extraordinaire. J'ai même un peu peur qu'il ne s'agisse que d'un feu follet : j'ai vécu des choses tellement pénibles ces derniers temps et je commence tout juste à finir d’aplanir les difficultés que je me demande si je ne ressens pas une sorte d'euphorie qui ne va pas tarder à retomber. Je ne pense pas à une dépression. Non. Plutôt à un élan qui va s'essouffler. Comme les bonnes résolutions du jour de l’an…
Mais des envies me viennent. Et je commence à les écouter. Comme aujourd'hui. Je suis allée au cinéma voir un film qui me tentait. Cela doit être la première fois de ma vie que cela m'arrive : aller au ciné seule parce que j'en avais envie. Cela m'était arrivé une fois auparavant mais pas par envie, par colère : j'y étais allée pour fuir un conflit. En fait, j'ai proposé que l'on m'accompagne mais ça n'enchantait pas. Et ce matin, je me suis levée en me disant pourquoi pas ? Ne te cache pas derrière des arguments comme "je n'aurai pas le temps, c'est pas grave si tu n'y vas pas aujourd'hui, tu pourras y aller plus tard, tu as d'autres choses à faire, etc." Et je l'ai fait. J’ai profité de mon après-midi de libre. Sans culpabilité.
Pourtant, je savais ce qu'il se passerait ensuite. On me dira "tu auras du attendre, je serai venue avec toi, pourquoi tu y es allée sans moi ?". Et c'est exactement ce qu'il s'est produit. Et vous savez quoi ? Je suis contente de l'avoir fait. Parce que j'avais envie de le faire. J'aurai pu attendre mais cela aurait voulu dire que je régressais dans ma quête. Si j'avais attendu pour y aller, j'aurai muselé une envie comme avant d'entreprendre cette quête. J'aurai trahi mon pacte avec vous en quelque sorte. Le pacte que je me suis fait à moi-même. Car ma quête ne change pas. Je veux toujours m'accepter pour m'assumer. Je dois néanmoins vous confier que pour le moment, je fais les choses dont j’ai envie parce que j’étais libre : mes amis en week-end, ma famille occupée… mais je ne me suis pas auto-bridée. Et rien que pour cela je suis contente. J’ai parfois envie de croquer la vie à pleine dent, d’un coup. Et parfois ce sont de petites envies. La première option me fait peur comme je l’ai dit plus haut ; quant à la seconde…et bien avant, je les étouffais. Aujourd’hui, aussi insignifiante que soit cette envie, j’essaye de le faire. Comme cet après-midi.
Est-ce une victoire ou bien de la régression ? Je veux dire, faire les petites choses en occultant les grandes, est-ce un retour en arrière ou bien la base de mes futurs projets ? Je me suis toujours dit que si je ne me jetais pas à l’eau d’un coup, je ne le ferai pas. Je suis de ce tempérament. Alors, je me demande…
En tout cas, je voulais partager cela avec vous. Merci à vous toutes… d’être là. Simplement. Bisous Cleo Qu’est ce que cela apporterait aux autres ?Je sais plus ou moins quels changements attendent de moi les autres mais si je pousse la réflexion, cela donnerait ceci : 6.Qu’est ce que cela apporterait aux autres ? Mes proches seraient très heureux pour moi. Enfin, certains proches. Ceux qui souhaitaient que je m’émancipe, que j’échappe au sacrifice de moi. Mais ce qui est paradoxal, c’est que je sais que si j’accède enfin à leur souhait (et le mien par la même occasion !), ils seront profondément déstabilisés. Une partie d’eux va se réjouir pour moi et l’autre partie sera de l’inquiétude : ils ressentiront certainement un éloignement car si je pense enfin à moi, je serai moins présente, en tout cas plus 24/24h comme aujourd’hui ; ils seront blessés car penseront que je les aime moins… Bref, le mécanisme inconscient du chantage affectif. Mécanisme dans lequel je joue un rôle important si je veux être honnête. Je le subis mais en même temps, est-ce que je ne le provoque pas ? Ce qui est sûr par contre, c’est qu’à force de vivre avec, aujourd’hui je suis en manque : cette pression était pour moi une marque d’amour de la part des miens. Comment vais-je pouvoir vivre sans ? Si je veux être encore plus honnête, est-ce que ce n’est pas moi qui ne supporterait pas le « risque » que me causerait cette émancipation, à savoir que je prendrais le fait qu’ils soient heureux pour moi et ne me demandent plus de sacrifices pour de l’indifférence ? Est-ce moi qui serais plus déstabilisée qu’eux ? Dans ces conditions, comment vais-je faire pour ne pas craquer pendant le cheminement de ma quête et revenir au schéma que je connais (schéma dont je veux aujourd’hui sortir que parce que mes anciens repères ne sont plus) ? Je ne le sais pas encore… Mais ce que je ressens aujourd’hui, je ne veux pas le perdre alors je vais me battre en espérant pouvoir tout concilier. Quant aux autres, le fait que je me sente plus sûre de moi et de mes choix les soulagera et ils me feront sans doute davantage confiance. C’est un système de vases communiquant : la confiance en moi amène la confiance des autres. Et vice versa. Si ma quête aboutit, mes rapports avec les autres, avec le monde qui m’entoure seraient simplifiés : je vois ça comme un échange, un équilibre. Ces mots-là reviennent souvent dans mes billets, je crois qu’ils sont importants. Je ressens un déséquilibre : je suis en-dessous de tout le monde… c’est difficile d’aider, d’être digne de confiance, rassurante, etc. quand ce n’est pas ce que l’on ressent et l’image que l’on donne de soi en définitive. Car je me rends compte que même si je contrôle mon image au plus haut point, même si je veux donner le sentiment que je suis forte, il y a une faille... et les autres le sentent. Ils savent que je suis là et que je serais toujours là, que l'on peut s'appuyer sur moi ; mais inconsciemment, ils essayent de me protéger donc de me donner des conseils puis de me guider pour finalement prendre le pas sur ma volonté propre. Donc, ma quête (réussie !) va déstabiliser puis apporter un vrai équilibre. Les autres en seraient gagnants. Et que dire de moi ? Je serai plus que gagnante ! MDR ! Prenez-soin de vous. Bisous Cleo
Qu’est ce que cela t’apporterait ?Ce que ma quête m’apportera est dans la continuité de la question précédente, de ce que j’ai ressenti et imaginé hier et qui est au fond de moi. 5.Qu’est ce que cela t’apporterait ? Je crois que cela m’amènera de la sérénité, une grande force intérieure et une certaine paix pour affronter la vie. Non, pour vivre la vie, tout simplement. Cette quête me permettra de me connaître, de m’accepter et de m’ouvrir au monde. De vivre par moi-même et pour moi-même, sans que pour autant j’oublie les autres. En somme, c’est une forme de bonheur que j’obtiendrai. Celui de me sentir à ma place dans ma tête, dans ma vie, auprès des miens et des autres. Celui de prendre des décisions sans culpabilité ni souffrance, d’affirmer mes choix sans me battre contre moi ou le reste du monde et de marcher sur mon chemin, plus attentive aux êtres, aux choses, aux émotions ; bref plus vivante que je ne le suis aujourd’hui.
Je crois qu’elle est à la base d’un nouveau moi, d’un « mieux moi » et j’espère qu’elle fera en sorte que je n’ai plus peur de vivre pour moi, de ne plus blesser les gens ou de les décevoir. Je crois que j’aime la vie et que je pensais ne pas le mériter, que j’ai oublié que les grandes joies et les immenses peines font partie de cette vie ; que j’ai peur de vivre au détriment des autres.
Je crois qu’elle va m’ouvrir cette porte et c’est la porte d’un monde nouveau.
Bisous Cleo Imagine ta quête accompliePas facile de répondre à cette question : comment peut-on savoir ce que l’on ressentira une fois notre quête accomplie ? Si c’est comme aujourd’hui… et bien … 4.Imagine ta quête accomplie Si c’est comme aujourd’hui, je me sens bien. Je suis à ma place dans ma tête, dans la société, avec les autres. Je regarde autour de moi et je vois les couleurs, les choses, les gens avec une acuité nouvelle, des sentiments nouveaux. Je suis apaisée. Je souris car j’aime les gens, j’aime la vie. Je suis vivante. Je suis responsable de ma vie, de mes actes, de mes envies et sentiments. Les gens me respectent. Je me respecte. Et je partage avec les autres. J’ai enfin compris le sens du partage. Je donne et je reçois. J’affronte les aléas de la vie sereinement, sans culpabilité. Je suis moi. Je me trompe, je me relève, personne n’est malheureux à cause de mes actions, n’est déçu par moi. C’est vraiment fantastique ! Ce sentiment d’apaisement que je n’ai pas ressenti depuis des années, et surtout depuis ces derniers mois… mais je ne suis pas tout à fait prête, je crois. Je suis à la croisée des chemins, je vois la route de ma quête et je me dis « c’est celle-là ! Il faut que tu prennes celle-là ! ». Mais comment dire ? Si aujourd’hui, je me sens exaltée, c’est parce que j’ai franchi un pas et que vous toutes m’avez portée jusqu’ici. Je ne sais comment vous en remercier, vous mes « amies-inconnues », mes tao-partenaires ! Cependant, mes proches sont sur le bord du chemin. Et pour que ma quête prenne tout son sens, il faut que je les emmène avec moi. Pour que je m’assume et m’affirme face à moi-même et aux miens. Je regrette de n’avoir pas été capable d’entreprendre cette démarche avec ceux qui ne sont plus. Et je ne sais pas si j’arriverai à prendre cette route avec ceux qui sont près de moi. C’est pour cela qu’il m’est difficile d’imaginer réellement ma quête accomplie. Mais pour la première fois depuis longtemps (peut être même la première fois tout court !), j’ouvre les yeux, je m’écoute, je respire le monde. Et c’est grâce à vous. Merci ! Cleo
C'est un début...... mais suis-je dans la bonne direction ???
Ce soir, j'ai deux nouvelles à partager avec vous, toujours dans la logique de ma quête.
La première est que j'ai tenu tête à une « autorité », ce qui est somme toute assez difficile pour moi. Mon proprio a débarqué ce matin pour faire visiter mon appartement sans même me prévenir et en me prenant au saut du lit. Imaginez un peu : en pyjama, les cheveux hirsutes, les yeux gonflés de sommeil et le ménage pas fait !!!! Mdr !!! Malgré son insistance (et ma culpabilité à dire non : genre il s'est déplacé avec la personne, je ne vais pas lui laisser porte close...), j'ai tenu bon et un autre rendez-vous a été fixé.
La seconde chose est que j'ai entrepris des démarches pour une de mes envies "à long terme" que je vous ai exposées. Oh, rien n'est gagné : je me suis juste renseignée. Et pourquoi pas, après tout ? Puisque j'en ai envie depuis si longtemps, puisque cela me tiens à cœur ? Bon, j'ai un peu l'angoisse de ne pas m'y tenir si je me lance mais et alors ?
J’en ai envie…. Mais plus j’y réfléchis, plus je trouve des arguments contre le fait de le faire : ça va être long, ça coûte de l’argent, tu ne seras pas assez persévérante pour aller jusqu’au bout, tu le fais en cachette donc tu n’assumes pas, etc. Mais, ce qui revient en force, tout le temps, c’est ce : « Et alors ? »
Ben oui. Et alors. J’en ai envie…
Bisous
Cleo Envies - Projets
Un jour, j'ai lu quelque part qu'il fallait écrire ses envies, désirs, projets... et que l'on devait conserver cette liste pour la consulter plus tard : le résultat en serait étonnant ; sous entendu, je pense, que l'on se rendrait compte que l'on a accompli des choses de cette liste, qu'on en a oublié, que d'autres seraient en cours ou bien encore latentes. Je vais partager avec vous ce que j'ai écris et gardé dans mon agenda au fond de mon sac mais je vous préviens, c’est du pêle-mêle… !- J : Août 1998 Projets-Envies
e Faire un art martial e Faire du dessin e Faire un atelier d'écriture e Faire du patin à roulette e Ecrire une nouvelle, un poème e Ecrire un roman, un texte e Apprendre des langues vivantes (Espagnol….) e Approfondir l'Anglais e Approfondir l'Allemand e Approfondir le Français e Avoir une voiture (ok en juin 1999) e Voyager e Approfondir la littérature e Etre méthodique e Changer de look e Etudier l'histoire de France e Etudier l'histoire des religions e Etudier la préhistoire e Etudier le moyen – âge e Avoir un appartement (j’y arrive… prévu pour octobre 2006) e Avoir une moto (scooter en septembre 2000 et moto en septembre 2002) En fait, maintenant, je me souviens que j'ai des envies : elles vont, elles viennent mais elles ne tiennent jamais... Les seules envies que j'ai accomplies sont des envies « pratiques » : la voiture pour emmener mes grands parents, la moto pour aller travailler) et l'appartement, c'est comme pour tout le monde, une nécessité... Tout le reste, ce qui découle de mon intérêt personnel a complètement été mis de côté : je n'en ai accomplies aucune depuis... mmmm... huit ans que je les aies pensées et mises sur le papier.Cette fois-ci, je ne peux plus rejeter la faute sur tout le monde ou n'importe quoi ; je me rends compte que je suis aussi responsable de ce statut quo. Pourquoi mes envies ne tiennent pas ? Est-ce que je suis inconstante ? Est ce que je manque de persévérance ? Est-ce que je manque de courage ? Je n'arrive toujours pas à m'ôter de l'esprit que faire quelque chose pour moi, c'est de l'égoïsme. Suis-je maso ou bien peureuse ? Je crois que terrifier à l’idée d’affronter ma propre vie et d'être abandonnée parce que je suis mon propre chemin. Alors pour éviter ça, j'ai choisi de suivre le chemin des autres : ainsi pas de questions, pas de doutes, pas de peurs... Mais, je le reconnais, de l'étouffement, une certaine souffrance (plus facile à gérer pour moi, du moins jusqu'à aujourd'hui !) Je ne sais pas si j'avance dans cette quête car j'avais déjà réfléchi à tout ça mais, ce qui est sûr, c'est qu'exposer voire expliquer n'est pas une chose facile et je me dis que le fait de partager ces réflexions va peut être faire prendre racine à mes envies et les faire pousser au soleil... En tout cas, je l'espère ! Bisous Cleo PS : Une idée me traverse : Et si vous aussi, vous écriviez noir sur blanc tout ce que vous avez envie de faire, juste pour voir dans quelques temps quelles sont les envies qui ont abouties et celles qui n'étaient juste que passagères ou qui prendront plus de temps à ce concrétiser ?? Qu’en dites-vous ? Pourquoi le demander maintenant ?Je vous tire mon chapeau : vous avez toutes ressenti ce que je voulais exprimer et Dieu sait que ce n’était pas si évident !!! J Merci donc à toutes pour votre présence et vos encouragements. 3.Pourquoi le demander maintenant ? Il est plus facile pour moi de répondre à cette question : je le sais. C’est lié aux derniers évènements de ma vie. Sans eux, je l’étoufferai toujours et je ne partagerai pas cette quête avec vous. D’ailleurs, pour être toute à fait honnête avec vous, je n’avais pas l’intention de me lancer dans cette quête existentielle. Je voulais partager avec vous une quête que je contrôlerai, une quête qui aurait eu des chances d’aboutir, ou aboutir avec moins d’efforts ou de douleurs ; bref, une quête moins fondamentale pour moi… Et puis, votre accueil, le poids de vos billets et la douceur de vos mots m’y ont conduite presque malgré moi. Ce désir est depuis longtemps en moi. Profondément. Lové dans la souffrance de mon écartèlement. C’est une autre douleur qui fait qu’il veut surgir. Et si j’ai une chance de le libérer, c’est aujourd’hui. Comme je vous l’ai dit, j'ai perdu ma grand-mère, ma seconde mère. C’était la dernière personne au monde (après mon grand-père) qui dépendait totalement de moi. Et dont je dépendais totalement. Je veux dire qu’elle vivait pour moi et que je vivais pour elle. Chaque action, chaque pensée était pour l’une ou l’autre. Je me demande même si ce n’était pas moi qui vivait entièrement pour elle… Bref, je ne veux pas dire que je suis seule au monde, mais je me sens seule au monde maintenant. Mes proches sont plus indépendants, n’ont pas besoin de moi 24h/24 pour toute chose. Et même émotionnellement, je ne suis plus la petite merveille, la poule aux œufs d’or. Le monde tourne sans moi au milieu. Et il tourne bien. Mon égo a bien pris un coup mais je ne pense pas que cela soit ça qui me gène réellement. Ce qui me gène, c’est la souffrance d’être seule et de ne rien à avoir à construire pour moi parce que je ne sais ni comment le faire ni pourquoi le faire. Ni même quoi faire. Ce qui me gène, c’est de me sentir inutile et totalement vide. J’aime mes proches et mes proches m’aiment. Je dois juste apprendre à m’écouter, me comprendre, vivre pour moi pour être bien avec eux ; créer un vrai équilibre de vie. Ce désir, je dois le libérer maintenant, sinon, je trouverai un autre moyen pour vivre par procuration à travers une autre personne. Je me connais. Je le demande maintenant parce que je n’ai plus vraiment le choix. Et que si je laisse passer cette opportunité, (peu importe les douleurs et les peurs que je vais devoir affronter), je vais passer à côté de ma vie et vais engendrer davantage de souffrances pour moi et mes proches. Exactement le contraire de ce que je souhaite. Ne dit-on pas « l’enfer est pavé de bonnes intentions » ??? Bisous Cleo
Comment est né ton désir ?Conseils de mes tao-partenaires : rester ouvert, ne pas être trop dure envers moi-même mais éviter la complaisance, je suis en train de tracer mon propre chemin.2.Comment est né ton désir ?Il est né d’une souffrance, celle d’être constamment écartelée entre le « je ne sais pas ce que je veux » et le « écoutez-moi ». Quand on ne sait pas ce qu’on veut pour soi et que l’on fait passer les autres et leurs désirs avant, il est non seulement difficile d’avoir un désir personnel mais, quand on en a un, de le faire entendre. Cet écartèlement était déjà là dans ma petite enfance. Quand chaque chose que je souhaitais pour moi était invariablement contré par ma petite voix intérieure qui me répétait « tu es égoïste, penses à… ». Il s’est amplifié durant mon adolescence et n’a cessé de grandir dans ma vie d’adulte, lorsque mes responsabilités se sont alourdies. En conséquence de quoi, mon désir s’est lui aussi accru mais… Comment dire ? J’ai tout fait pour l’étouffer. Je ne suis pas sûre que je le laisserai s’épanouir, même aujourd’hui : l’habitude… Je ne sais pas vivre pour moi, je ne sais pas ce que j’aimerai. Par contre je sais ce que je ne veux pas. Mais même dans ce cas, ce n’est pas moi qui l’emporte. Il m’est particulièrement difficile de m’exprimer sur ce point. Je sais que le désir est là mais je n’y trouve pas de légitimité parce que justement je ne sais pas ce que j’aimerai pour moi. Je veux juste… juste… Quoi au juste ? Mais en tout cas, le désir d’assumer ce que je suis et ce que je veux ; d’être capable de l’affirmer face à moi-même et aux autres est là depuis des années. C'est le désir de vivre : le désir de vivre pour soi et avec les autres. Et qu'aujourd'hui, je vis contre moi et pour les autres. J'espère ne pas avoir été trop confuse dans mon billet. Bisous Cleo Chercher à m'assumer pour pouvoir m'affirmerBon, je ne sais pas si ça vaut, mais c'est ce que j'appelle un beau compromis... !!! MDR !
Une chose qui va intéresser Decot0 : je suis Gémeaux c'est-à-dire l'ambivalence en puissance... Mes proches rigolent toujours avec "ne lui demandez pas de choisir, elle est gémeaux !!!" Tout un programme... Et pour Doolorès, j'ai 35 ans depuis peu. Voilà tout ceci pour tarder à entrer dans le vif du sujet... Mais bon ! Allons-y ! Vous me suivez ? Promis, je vais faire plus court que la dernière fois...
1.Que cherches-tu ?
Tout d'abord, comme je l'ai déjà dit, je cherche tellement de choses qu'il m'est difficile de savoir ce que je veux vraiment, au fond. Et puis aussi, comme une bonne ambivalente que je suis, je me disais que je n'avais besoin de rien : ma vie est belle comme ça ou encore c'est ainsi la vie. Enfin, comme l'a deviné Allegra, ça fait longtemps que j'ai fait ce constat mais j'ai toujours repoussé le moment de l'affronter comme si je savais les efforts que ça allait me coûter, comme si j'entrevoyais les répercussions que cela allait engendrer.
Que cherches-tu ?
Je cherche ma place. Ma place dans ma vie, ma place chez les autres, ma place dans ma tête. L'mage (les images) de moi-même que je me suis forgée, que mes proches m'ont inculquée et que les autres m'ont imposée fait que je suis enfermée dans un carcan. L'orgueuil fait que les autres ne peuvent vivre sans moi, le manque de confiance fait que je ne peux vivre sans leur approbation, la peur du rejet fait que je dois me sacrifier pour leur amour et pour leur bien être ; le tout est que je dois à tout prix ne pas decevoir et être sans défaut.
Ce que je cherche au fond ? C'est l'expérience qui me l'a appris : je ne suis pas sans défaut. Je déçois. Je suis humaine. Mais je déçois qui ? Les autres ? Pas si sûr... Mais je Me deçois. Ca, c'est évident. Et voilà la base du problème, si je ne peux pas être à la hauteur de mes espérances, comment pourrais-je être à la hauteur de celles que je crois que les autres ont pour moi ?
Donc, avant toute chose, je dois m'assumer. Je dois assumer le fait que l'image que j'ai de moi n'est pas conforme à la réalité. Je dois admettre que je ne suis pas parfaite, admettre mes doutes, mes angoisses, les accepter comme quelque chose normal, que c'est humain. Si je m'accepte moi-même, je pourrais alors m'affirmer face aux autres et signifier que mes défauts, mes peines, mes joies, mes choix sont aussi valables que les leurs. Je pourrais m'ouvrir vraiment aux autres et comprendre ce qu'est le partage. Car aujourd'hui, je ne sais que donner, pas recevoir. Et en vous écoutant, j'ai compris que peut être je donnais mal : "si je suis forte, tu n'as pas à m'aider ; par contre, toi, tu dois absomument me laisser t'aider". Ce n'est pas très valorisant pour eux. Et pour moi, le fardeau est devenu bien lourd.
Bisous
Cleo
Confessions....Ce soir, je dis stop ! J’avoue tout... Decoto a raison, on dirait que l'on forme un club et que nos aspirations et parcours se rejoignent. J'ai toutefois l'impression d'être un peu vous toutes à la fois mais peut être est-ce parce que je souhaite être le centre du monde ? Je m’explique. Je suis fille unique du côté de ma mère et élevée en grande partie par mes grands-parents. J'ai été la petite merveille de ma famille, la poule aux œufs d'or pour laquelle on se bat sans relâche, même les uns contre les autres. J’ai été ballottée ; prise en otage dans ma famille dans un cercle infernal de chantage affectif. J’ai appris à dire et à donner exactement ce que voulait de moi la personne en face de moi. C’est toujours le cas aujourd’hui. Ma mère est dépressive depuis que je suis née, ce qui veut dire qu'elle est instable (4 mariages... dont un passé sous les coups), médicamentée et suivie psychiatriquement depuis 35 ans. La cause de sa maladie a toujours été implicitement ma naissance. Je me suis donc longtemps sentie responsable de son état et investie d'un devoir de soutien et d'amour envers elle. Mes grands parents ont été les piliers de ma vie. J'ai essayé d'être le leur au soir de leurs vies. En fait, j'ai porté à bout de bras toute ma famille : ma mère, mon oncle, mes cousins, mes grands-parents... C'était (c'est toujours ?) ma mission et mon devoir. Sauf que j'ai vraiment eu l'impression d'avoir échoué dans toutes les étapes, à part peut être celle de les aimer profondément. J'ai perdu mon grand-père (mon père) en janvier 2000 et ce fut un vrai séisme... Mais ma grand-mère (ma seconde maman) était là alors je me suis raccrochée à elle et m'en suis occupée autant que j'ai pu. Elle est partie en juin 2005. Et là, il m'a semblé avoir tout perdu. Qu'allais-je faire de ma vie maintenant que je n'ai plus à m'occuper d'eux et qu'ils n'étaient plus là pour me porter ? Ce soir, je pleure... Mais est-ce sur moi ? Est-ce parce que j'ai perdu tous mes repères ? L'année 2005 et jusqu'à aujourd'hui, ça a été terrible : un boulot pénible que j'ai d'ailleurs quitté, ma mère en asile pendant deux longs mois, ma famille à guider et moi... Et moi, dans tout ça ? Je n'en sais toujours rien. Pourtant, j'ai avancé. J'ai changé de travail pour une équipe que j'aime et que je connais mais je ne suis toujours pas à l'aise. Pourquoi ? Je suis en train d'acquérir un petit chez moi, d'ici la fin de l'année. Je construis donc ma vie. Sans eux. Pour moi. Et je ne sais pas vivre pour moi. Avoir été le centre du monde n'a pas fait de moi une mégalomane. Enfin, je ne le pense pas ! -) Je dirais au contraire. Comme j'étais au centre, il était impensable pour moi de décevoir, de ne pas être à la hauteur, de ne pas avoir le sens du sacrifice pour faire tout pour ceux que j'aime. Et les images que j'ai de moi, que l'on m'a donné, je ne peux pas m'en défaire. Impossible de m'en débarrasser et peut être même impossible de vivre sans... Si un de mes amis aime la mayonnaise, je vais en manger juste au cas où il voudrait finir mon plat alors que je préfère la moutarde. Il en va comme ça pour tout. Je suis incapable de choisir quelque chose quand ce choix a des répercussions sur quelqu'un d'autre. Et je pense sans arrêt à l’autre. Si ce choix n’implique que moi, alors ça va, encore que j’ai toujours tendance à me dire « et si cela pouvait servir à… » ? Je suis toujours aux aguets pour savoir de quoi « l’autre » a besoin. Mais cette attention est comportementale, instective : je fais attention sur la forme pas sur le fond. Je ne vois pas quand un ami va mal mais je vois s’il n’aime pas le lieu dans lequel on est ; alors spontanément je le soulage en disant tout haut ce qu’il n’ose dire : « ça te dirait qu’on y aille ? ». Surtout pas d’affirmation. S’il veut rester quand même, on restera. Même si à moi aussi, cela ne me convient pas. Je fais du mal aux gens que j’aime car plutôt que de voir la déception ou la peine sur leurs visages, j'essaye de ménager la chèvre et le chou. Jusqu’à m’écarteler. Jusqu’à ce que cela ne marche plus et qu’ils s’en rendent compte ou que je craque ou encore que la situation ne m’échappe. Indépendamment de ça, je suis une étourdie : je ne retiens rien, je ne fais attention à rien. Même pour vous (pardonnez-moi d’avance !), il se peut que je passe complètement à côté ou bien que je mette les pieds dans le plat. Et je manque de persévérance quand il s’agit de mes propres choix et de confiance en moi : mes envies sont moins vitales que celles des gens que j’aime ou que je côtoie. Je vaux moins que vous, je suis moins jolie, moins féminine, moins intelligente et je m’excuse de vivre. Voilà le message que j’envoie sans arrêt avec celui que je suis une fille solide, aimante (mais incapable d’aimer ou de se laisser aimer), fidèle, gaie et sur laquelle on peut compter, sur laquelle on doit compter. Paradoxal ! Même pour le Tao, j’ai pris le contresens : ma meilleure amie m’a offert ce jeu, sachant que cela pourrait m’aider. Qu’est-ce que j’ai fait ? J’ai butté sur la première question. Alors, j’ai fermé le livre et j’ai cherché un guide. Parmi vous. Pour que vous me preniez par la main en me disant « il faut faire ci, il faut faire comme ça ». Mais j’ai bien compris que ce n’était pas le but. Je dois réfléchir par moi-même, pour moi. Mon Dieu, que c’est dur ! Ma confession de ce soir me permet de dégager ceci : je dois m’affirmer envers moi-même, m’affirmer envers les autres. Les deux étant aussi difficiles à accomplir mais tellement liés. N’est-ce pas ? Mes proches me poussent dans ce sens mais ça coince souvent parce qu’inconsciemment, ce n’est pas ça, l’habitude prise… Et quand le conflit va trop loin, je reviens toujours en m’excusant. Mon monde de bulles est devenu plus petit au fil des années. Le fait qu’elles se frôlent et parfois s’entremêlent est un vrai problème. Je ne peux pas assumer les différentes images projetées de moi. Alors est-ce m’affirmer ou m’assumer, mon besoin vital ? Les deux sûrement ? Merci pour votre patience à me lire, pour votre écoute.
ma quête est infernale...... parce que je sais pas par quel bout la prendre ! Il y a tant de choses que je souhaiterai entreprendre, tant de choses que j'aimerai faire et tant de problèmes à résoudre que je ne sais pas encore ce qui me serait essentiel et salutaire : ce qui dénouerait le noeud dans lequel je suis enfermée.
J'y réfléchis et je tourne en rond autour de la question fatidique "QUE CHERCHES-TU ?". Je vais essayer de mettre de l'odre dans mes idées afin de pouvoir enfin vous exposer ma quête. Merci en tout cas pour votre aide et votre soutien ! ma quêteici se tiendra bientôt ma quête personnelle, si j'y arrive un jour !!!!! |
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